SLAM: Couleur métisse

Couleur métisse


Un psy m'a dit un jour
Allongez vous sur mon divan
Et parlez moi de votre enfance
Qui étaient vos parents ?
J'ai dit :
J'suis née un 11 septembre
1953
D'une maman qui est blanche
Et d'un papa renoi.
J'ai cru bon d'ajouter
Pour flatter mon égo
Métisse couleur de lait
Intensité du cacao.
Ensuite je me suis dit
S'il voulait de la matière
Que s'imposait ici
Un retour en arrière.
J'ai déversé d'un jet
Aux pieds de son sofa
Mon enfance offensée
Et ses secrets d'état
Qu'j'ai du quitter l'école
A cause de ma couleur café
Qu'on m'a décrété folle
Et filé des cachets.
C'était une maladie du sang
D'être métisse à cette époque.
Qu'à certains enseignants
Ça filait même des cloques.
Qu' j'en ai eu marre du blanc
Je me suis j'ai fait tresses
Mais qu'on m'a dit de but en blanc
Tu n'seras jamais
Qu'une mule à tresses.
A ce moment précis
Quelle été votre réaction ?
J'suis partie aux Antilles
Dans un avion à réaction.
Départ vers l'autre mer
Celle qui semblait si bleue
Mais dont le goût amer
Me faisait très vite un aveu.
Même confidences
Qu'on me faisait en France.
Apocalypse de ma Génèse
Ici t'es pas chez toi.
D'où suis je alors disais je
Le cul coincé entre deux chaises?
Paraît que bon sang
Ne saurait pas mentir
Est ce à cause de mes gènes
Que je n'ai pas de plaisir ?
Menottes sur les poids niés
De mon histoire métisse
Martyrisant l'immensité
De sa mémoire autiste
Depuis je brûle un tas d'étapes
Aux feux de mes brasiers
Quant à mes tempes tapent
Les tempos négriers
Puis, mon trop plein d'émotions
A torché les diarrhées
Des discours du colon
Sur mes racines tarées.
J'ai balayé d'un trait
L'argumentaire freudien
Et préféré me taire
Sur mon Oedipe
A baldaquin.
J'ai pris mon stylet plume
Et commis des rimes en série
Vidées de mes passions enclumes
Et de leurs alibis.
Viré mes idées noires
Piquées à l'arme blanche
Et fait semblant de croire
Que descendais d'une branche.
J'ai déserté mes guerres
Aux raisons malheureuses
Rhétoriques bananières
Et légions dangereuses
Quitté mon arche de nausée
Et mes champs illusoires
Planqués sous
Sous mon noir de fumée
Qui empêchaient
Mon blanc d'ivoire.

Catherine
SLAM: Couleur métisse
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# Posté le samedi 22 mars 2008 17:07

Modifié le mercredi 16 avril 2008 09:55

CYRIL et Slam "Histoire de parloir (Dedié à mes deux garçons)

Histoire de parloir (Dedié à mes deux garçons)
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Hier, j'ai eu Cyril au téléphone qui m'a expliqué que dés le matin une fouille sur les détenus a été mise en place lors de laquelle les agents ont inspecté les anus des prisonniers.
Cyril a refusé de se baisser et d'écarter ses fesses, comme le lui demandait l'agent de son étage.
Il a argué en plus, du fait qu'avec sa jambe cassée, il ne pouvait accomplir certains gestes.
Comme les agents n'avaient aucune matière à charge contre lui, ils ont décrété qu'il avait entraîné les autres détenus à refuser ces pratiques, argument qu'il réfute catégoriquement.
"Je ne suis pas le gardien de leur temple" a t'il juste dit pour sa défense.
je rappelle ici que Cyril a subi il y a quelques années une fouille musclée de la part d'une douzaine d'agents de l'administration pénitentiaire, lors de laquelle ils lui ont de force écarté les fesses et au cours de laquelle il a eu les côtes cassées ainsi qu'un orteil du pied. C'est pour cette raison qu'il va aujourd'hui devant la cour européenne des droits de l'homme qui vient de décider de la recevabilité de son dossier, ce que la toute puissante administration pénitentiaire n'arrive pas à digérer. C'est pourquoi, elle le pousse sans arrêt à péter les plombs pour pouvoir justifier de ses exactions inacceptables dans un pays qui porte la démocratie en étendard.

Cette nuit, comme je n'arrivais pas à dormir au regard de ce que j'avais entendu de mon garçon, j'ai écrit un texte de slam que je dédie à toutes les mères, épouses, filles, soeurs, belles filles et à tous ceux qui se rendent en visite en prison au parloir.



Histoire de parloir (dédié à mes deux garçons)



Je sais que tu m'attends,

Au fond de ta prison

Derrière les murs de sang

De nos deux horizons.

Je marche, je cours, je pleure

Rendez vous à 13h

Faut même que j'accélère

Si je veux être à l'heure.

Je joue au full contact

J'avance à coup d'épaules

Dans cette foule compacte

Glacée comme les deux pôles.

J'ai peur d'un faux contact

De perdre le contrôle

A chaque nouvel impact

A chaque fois qu'on me frôle.

Je fonce vers le métro

Où sa bouche m'avale

Une fois dans l'escalier

En trombe je le dévale.

Mes émois me remuent

Et font naître des larmes

Qui me brouillent la vue

Merde ! j'ai loupé ma rame.

Je m'assoie sur le banc

Je guette la prochaine

J'ai peur de l'incident

Qui empêch'rait qu'elle vienne.

J'arrive devant la porte

Il est déjà moins l'quart

Il faut que je sois forte

Pour un super parloir.



Et c'est toujours la même rengaine

J'ai le c½ur qui tape à tout péter

Mais c'est toujours lui qui m'entraîne

A Fresnes, Fleury ou la Santé.



Ca y est t'es devant moi

Il pleut derrière mes yeux

Quand tu as mal pour moi

Quand le diable est odieux..

Je sens mes émotions

Ricocher sur les murs

Et puis les contusions

Pointer sous ton armure.

Tes bras m'entourent enfin

Et je me sens revivre

Qu'il est long le chemin

Qui mène à l'autre rive

Et toujours dans tes bras

J'ai envie de hurler

Je sens ton c½ur qui bat

Près à se décrocher.

Tu m'dis que tout va bien

Je sais qu'tu prends sur toi

Mais la sueur dans tes reins

Elle ne me trompe pas.

Alors j'ravale mes pleurs

Et dégaine un sourire

Je sais que ta douleur

Va me forcer à vivre.

Sur l'chemin du retour

Je marche comme un robot

Je n'vois que les contours

De tes doux derniers mots

Maman j't'aime plus que tout

Il faut pas m'en vouloir

On arrivera au bout

De cet affreux couloir.

Si la mort rôde parfois

Je n'sais pas l'avenir

Mais je sais qu'elle fuira

En te voyant sourire.

Mais je sais qu'elle fuira

En te voyant sourire...



Catherine


CYRIL et Slam "Histoire de parloir (Dedié à mes deux garçons)
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# Posté le mardi 12 février 2008 05:41

Modifié le jeudi 22 mai 2008 04:31

La prison tue.

La prison tue.

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C'est le «cri de colère, de douleur et d'alerte», qu'ont signé la semaine dernière quarante-six détenues de la maison d'arrêt des femmes de Fresnes (Val-de-Marne). Une démarche rarissime, ne serait-ce qu'en raison des difficultés pratiques pour pouvoir s'organiser collectivement et faire passer un tel message à l'extérieur.

A l'origine de cette mobilisation, la mort de Lucilia, 28 ans, le 18 janvier. Depuis plusieurs mois, «Lu se plaignait de maux de tête, de nausées, de vertiges», dit la lettre. «Elle en faisait part au service médical en recevant comme seule réponse du Doliprane.» «Ses douleurs étaient tellement fortes qu'elle ne pouvait plus bouger», témoigne Stéphanie, une ancienne détenue qui a partagé la cellule de Lucilia, avant d'être libérée en septembre. «A de nombreuses reprises, je l'ai aidée à écrire des mots pour demander un rendez-vous avec un médecin et un scanner. Mais à chaque fois, l'infirmière lui disait : "Arrête ton cinéma."»

Lu, pourtant, n'était «pas du genre à se plaindre», raconte Carole, elle aussi ancienne détenue libérée au mois de novembre. «C'était une jeune femme dynamique, positive, toujours souriante. Quand j'ai appris son décès, je me suis souvenu de toutes les fois où on avait essayé d'alerter le service médical. Ils l'ont laissée mourir.»

Lettre collective. Dans les semaines précédant sa mort, Lucilia s'est évanouie plusieurs fois : en cours de français, en poussant les chariots de la distribution des repas. «Elle se sentait de plus en plus malade, explique la lettre collective des détenues. Tout le monde le voyait, le personnel pénitentiaire, l'infirmière, les médecins.»

Dans la nuit du 17 au 18 janvier, à 4 heures du matin, la détenue qui partage sa cellule avec Lucilia appelle une surveillante. La jeune femme pleure et se tord de douleur. La surveillante répond qu'il faut attendre le matin. A 7 heures, Lucilia ne peut plus se lever. Elle demande à être transportée à l'hôpital pénitentiaire, qui se trouve juste à côté de la maison d'arrêt des femmes. Sa codétenue réclame l'intervention de l'infirmière. Les surveillantes répondent que l'infirmière est prévenue.

A 11 heures, Lucilia ne peut plus bouger la main. L'infirmière n'est toujours pas passée. Sa codétenue appelle encore une fois. A midi, Lucilia perd conscience, ne répond plus. Sa codétenue hurle et l'infirmière intervient enfin. Les secours arrivent à 13 heures. Lucilia est admise en réanimation à l'hôpital Saint-Louis à 15 heures.

«Les médecins m'ont expliqué qu'elle avait fait un arrêt cardiaque, raconte sa soeur, Vania. Et que cet arrêt a duré trop longtemps avant qu'on la réanime. Ils m'ont dit que c'était perdu, que son cerveau était trop endommagé.» Une autopsie a été réalisée, dont les résultats n'ont toujours pas été transmis à la famille. «Elle a passé une nuit entière à appeler à l'aide, dit Vania. Si elle est morte, ce n'est pas la fatalité, c'est simplement parce qu'ils s'en fichent.»

Plusieurs témoignages recueillis auprès de familles et proches de détenues font état de «graves défaillances» du système de soins à la maison d'arrêt pour femmes. Des pathologies «qui ne sont pas soignées», un secret médical qui n'est «pas respecté». «L'infirmière qui annonce à une femme devant tout le monde qu'elle a la syphilis, qui parle à la cantonade du sida d'une autre», détaille Yasmine, ex-détenue sortie en octobre.

Interrogé hier par téléphone, Didier Cazejust, le directeur du CHU du Kremlin-Bicêtre, auquel est rattaché le personnel de santé de Fresnes, promet qu'il va tout faire pour «en savoir plus» et «comprendre ce qui s'est passé». A la direction de l'administration pénitentiaire, on explique que l'on «suit avec attention» la situation, mais «sans s'alarmer» : «L'émotion suite à un décès en détention est compréhensible et habituelle.»

Casseroles. Après avoir appris la mort de Lucilia, qui leur a été annoncée quatre jours après, le 22 janvier, les détenues de Fresnes ont manifesté leur révolte «avec un concert de casseroles tapées sur les barreaux et les portes», raconte leur lettre. Elles ont également refusé collectivement de s'alimenter, dimanche dernier. D'après plusieurs sources, des sanctions (privation de travail, fouille de cellule, commission de discipline) seraient tombées sur les détenues soupçonnées d'avoir transmis des informations à l'extérieur.

Lucilia était en détention préventive depuis mai, en attente de son jugement pour avoir servi de «mule» dans un transport de drogue. «Il y a beaucoup de filles dans ce cas-là, à Fresnes, dit Yasmine. En général, elles prennent deux à trois ans. Lucilia était une détenue modèle, elle aurait pu sortir assez vite en conditionnelle, et retrouver son fils.»

Une enquête sur les conditions de son décès a été ouverte par le parquet de Créteil. Alertée par l'Observatoire international des prisons, qui a également prévenu les autorités sanitaires et judiciaires, la sénatrice communiste Nicole Borvo a saisi hier la Commission nationale de déontologie et de sécurité. L'enterrement de Lucilia est prévu samedi.

Texte : ONDINE MILLOT
QUOTIDIEN : jeudi 31 janvier 2008
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# Posté le vendredi 01 février 2008 14:02

Modifié le jeudi 21 février 2008 12:20

Akli D à l'émission survivre au sida aux côtés de Catherine, Reda, Achène et les autres

Akli D à l'émission survivre au sida aux côtés de Catherine, Reda, Achène et les autres
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Akli D. est arrivé nu à l'émission Maghreb Afrique Survivre au sida : seul, sans musiciens, avec ... Tout » seulement sa guitare, son sourire et ses cheveux... L'équipe de l'émission a croisé plusieurs fois Akli D. dans des concerts et soirées. À chaque fois, nous l'avons interpellé pour l'inviter à venir chanter pour les familles. En France, parmi les trois nationalités du Maghreb, les Algériens sont les plus touchés par le virus du sida, et en Algérie, l'Est algérien payent le plus lourd tribut au sida.

« Pour moi, l'invitation est naturelle. Quand je chante, je ne chante pas uniquement pour les gens qui ne sont pas malades. Je crois qu'on chante pour tout le monde. C'est vrai que les malades ce n'est pas pareil, mais on est tous malades quelque part. Pour moi, c'est naturel d'être ici, tout simplement.


Akli D. chante les enfants tchétchènes à l'émission Survivre au sida
http://video.google.com/videoplay?docid=-165385895118308602&q=survivreausida.net&total=27&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=7

Kabyle Mental: Akli D. au micro de l'émission Maghreb Afrique Survivre au sida
http://video.google.com/videoplay?docid=-7720001127913187297&q=survivreausida.net&total=27&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=9
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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 08:23

Modifié le jeudi 21 février 2008 12:22

Lettre de Delphine Boesel avocate de Cyril Khider

Lettre de Delphine Boesel avocate de Cyril Khider

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Delphine Boesel avocate
25 rue Saint Sébastien
75011 Paris


Paris, le 19 janvier 2008



Chère Catherine,

Je reçois ce jour une très longue lettre de Cyril, qui se trouve au quartier disciplinaire depuis maintenant presque une semaine. Depuis les quatre années que je le connais, il m'a souvent écrit de longues lettres pour me raconter ses conditions de détention et me demander d'intervenir auprès des directions des différents établissements dans lesquels il se trouvait.

C'est la première fois que je ressens de la résignation dans ses propos, tellement sûr que tout sera fait pour l'empêcher de sortir. Il doit comparaître devant un juge de l'application des peines dans 10 jours pour présenter son projet d'aménagement de peine.

Et il ne se fait aucune illusion sur le terme de cette audience.

Peut-être ne devons nous pas penser que cette décision à venir sera défavorable avant même que le débat ne se tienne.

Mais, nous ne pouvons nous empêcher de penser que les jeux sont déjà faits.

Et cela, en raison du comportement de l'administration pénitentiaire avec lui depuis plusieurs années. Cette administration essayera de nous faire croire qu'elle ne peut intervenir dans une décision qui sera prise, c'est vrai, par un magistrat. Mais lorsque l'on voit tous les bâtons qui sont mis dans ses projets, on ne peut que penser que l'une des missions de l'administration pénitentiaire qui consiste à assister une personne détenue dans sa réinsertion n'est absolument pas remplie concernant Cyril.

Je le connais depuis plusieurs années et pourrais parler de ce que j'ai vécu à vos côtés depuis tout ce temps : recours administratifs pour l'isolement, les transferts incessants....
Mais, je préfère vous parler d'aujourd'hui, maintenant qu'il est condamné définitif, en fin de peine, et qu'il ne pense qu'à une seule chose : retrouver sa femme et sa fille de 5 ans.

Or, depuis qu'il est arrivé au centre de détention de Meaux Chauconin, cela fait plusieurs mois, il se trouve toujours dans un étage « fermé », un régime de détention identique à celui des maisons d'arrêt. Il n'a accès à aucune activité et a, à plusieurs reprises, demander à être reçu par le service qui s'occupe d'un stage Théâtre. Certains détenus arrivés après lui ont déjà été reçus et ont déjà commencé la formation....

Dès son arrivée, il a demandé à voir un psychologue. Plusieurs courriers écrits par ses soins, qui n'ont reçu pour unique réponse qu'il était inscrit sur la liste d'attente et qu'il fallait attendre son tour. J'ai tenté d'intervenir auprès de la direction, du JAP de MEAUX.

Il ne s'agissait pas, pour lui, de demander un traitement de faveur, mais nous savons qu'il avait entamé de tels soins lorsqu'il se trouvait à la Santé, et qu'il avait su en tirer profit.

Tout le monde et même la directrice adjointe de l'époque à la Santé (qui se trouve être aujourd'hui la grande directrice de Meaux...) avait pu constater l'évolution.

J'ai, par ailleurs, assisté Cyril devant une commission de discipline au mois de septembre 2007, alors qu'il était accusé d'avoir proféré des menaces et des insultes contre des surveillants et d'avoir provoqué un tapage. Nous avons longuement parlé de cette affaire, qui s'est soldé par une « relaxe » sur les faits de menaces et d'insultes. Seul le tapage a été retenu parce qu'il avait osé jeter ses béquilles au sol.

15 jours de quartier disciplinaire dont 13 avec sursis et 17 jours de crédit de réduction de peines immédiatement retirés par le Juge de l'application des peines.
Evidemment nous avons immédiatement fait un recours administratif contre cette décision mais le temps que le tribunal administratif ne nous réponde...

Il avait interjeté appel contre la décision de retrait des crédits de réductions de peines, mais on lui a apporté le formulaire tardivement et il n'était plus dans les délais....

Par la suite, un nouveau passage en commission parce qu'alors qu'il se trouvait au quartier disciplinaire pour la précédente affaire, il a insulté une surveillante. Il a reconnu ce fait et s'est d'ailleurs excusé auprès de celle-ci. Notons quand même qu'il n'avait rien à y faire dans ce mitard...

Et enfin, et j'aimerai vraiment pour lui et vous sa famille, que cet adverbe représente la réalité, dernier élément démontrant l'acharnement, mais pas des moindres, ce dernier passage en commission de discipline, où il est condamné à 8 jours de quartier disciplinaire et non révocation du sursis antérieur. Un surveillant s'est plaint que Cyril l'ait bousculé.

Une enquête plus que bâclée, la parole de Cyril qui ne vaut pas un clou et celle de deux témoins (sur les 10 présents, mais qui n'ont pas tous été entendus) qui ne veulent pas parler « pour ne pas avoir de problèmes »....

Lorsque l'on connaît les conséquences que 8 jours de quartier peuvent avoir sur lui, son dossier et surtout sur la présentation qui sera faite de lui devant le JAP dans 10 jours, cela fait froid dans le dos....

Evidemment, nous allons engager un recours pour montrer aussi à la juridiction administrative comment les débats peuvent se tenir devant une telle commission, alors que la première parole de la directrice fut de dire : « de toute façon, je crois ce que le surveillant a écrit »...

A quoi cela sert de réunir une telle commission lorsque l'on tient de tels propos avant même d'entendre les explications de Cyril.

Comme vous le savez, je n'étais pas présente. J'avais vu Cyril le matin, nous avions préparé ensemble des conclusions visant à la convocation de tous les témoins et à la relaxe de Cyril. Cependant, Cyril était assisté de Me Isabelle BENAZETH, une consoeur, qui m'a rapporté exactement dans les mêmes termes, les premières paroles de Madame LORNE, la directrice de l'établissement.

Et finalement, des exemples comme cela, j'en ai malheureusement de très nombreux. Et un dernier en date, que j'apprends en lisant le courrier qu'il vient de m'adresser : au mitard depuis lundi, le 14 janvier, il a demandé ses cours par correspondances du CNED. On vient à peine de lui en amener certains mais qu'il ne pourra renvoyer au correcteur car les cours en sa possession ne sont pas complets....elle est belle la réinsertion..................

Alors pour éviter tout problème, il m'a indiqué que dès sa sortie du quartier, il réintègrera sa cellule en détention et se mettra « en mode QI », à savoir qu'il ne sortira de la cellule qu'à l'occasion des parloirs.

Alors, que pourrais-je lui répondre lorsqu'il me posera la question de savoir quand il sortira ? est ce que son projet d'aménagement de peine, plus que sérieux et travaillé par lui, est valable et suffisant pour un juge d'application des peines ? Est ce que j'oserai soutenir son regard en essayant de le rassurer ?

Je perds la plupart de mes repères en ce qui concerne son dossier tant je n'ai jamais vu tant d'acharnement à pourrir la vie de quelqu'un, à tenter de le casser, à lui faire sentir qu'on lui fera payer chèrement ce qu'il a fait pour son frère.

Voilà, Chère Catherine, ce que je ressens actuellement et ce que je peux dire sur la situation de Cyril, qui veut quand même que vous sachiez, vous et tous ses proches, qu'il ne faut pas que vous vous inquiétez et qu'il restera zen quoiqu'il arrive.

Il faut espérer que cela suffira...

# Posté le samedi 19 janvier 2008 14:09

Modifié le jeudi 21 février 2008 12:24